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Foxy Lady

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1 Foxy Lady
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2 Are You Experienced?
190 lectures
3 Voodoo Chile (Slight Return)
395 lectures
4 Cross Town Traffic
373 lectures

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MP3 : Electric Ladyland / Cross Town Traffic (1968)

Electric Ladyland / Cross Town Traffic (1968)

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  • Titre : Cross Town Traffic
  • Album : Electric Ladyland
  • Année : 1968

Paroles :

You jump in front of my car when you,
You know all the time that
Ninty miles an hour, girl, is the speed I drive
You tell me its alright, you dont mind a little pain
You say you just want me to take you for a ride

Youre just like crosstown traffic
So hard to get through to you
Crosstown traffic
I dont need to run over you
Crosstown traffic
All you do is slow me down
And Im tryin to get on the other side of town

Im not the only soul whos accused of hit and run
Tire tracks all across your back
I can see you had your fun
But darlin cant you see my signals turn from green to red
And with you I can see a traffic jam straight up ahead

Youre just like crosstown traffic
So hard to get through to you
Crosstown traffic
I dont need to run over you
Crosstown traffic
All you do is slow me down
And I got better things on the other side of town


www.greatsong.net

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 06:54

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 10:15

Les festivals

Les festivals
Monterey

Ville des USA en Californie, sur le Pacifique, Monterey reçut en juin 1967 le premier festival international de musique pop pendant 3 jours avec à l'affiche, Otis Redding, Janis Joplin, Paul Simon et Garfunkel, The Mamas and the Papas, Neil Young, les Buffalo Springfield, le groupe de Steve Stills. Hendrix, jusqu'alors presque inconnu en son pays, est déjà devenu une légende quand il quitte la scène car il a littéralement époustouflé tout le public: il a apporté l'essentiel avec une puissance énorme, allant même, avant de jouer Purple Haze, jusqu'à, comme dans un sacrifice voodoo, brûler sa guitare

Woodstock

Pour célébrer l'amour, la paix, la musique, Woodstock fut l'un des plus grands concerts de musique pop qui a rassemblé un public d'environ 450000 personnes. Il dura trois jours, du 15 au 17 août 1969.
Woodstock, aux USA, était la ville de Bob Dylan. Il fut le festival phare de la contre-culture des années 1960 et de la culture hippie. Les plus grandes stars du rock se succédèrent sur la scène : Joan Baez, Joe Cocker, Janis Joplin, Santana, The Who... et Jimi Hendrix qui y interpréta un hymne américain qui fit scandale, Star Splangled Banner, dans lequel il évoque les bombes qui tombaient alors sur le Vietnam, ou les cris des mourants, grâce à divers effets comme la distorsion, le vibrato mécanique, etc... Il joua aussi, entre autres, Purple Haze, Hey Joe, Voodoo Child

L'île de Wight

Le premier festival à l'île de Wight (île située sur la côte Sud de l'Angleterre dans la Manche, en face des villes de Southampton et Portsmouth) se tint en août 1968. Une seconde édition l'année suivante, avec Bob Dylan en vedette et 250 000 spectateurs, une semaine après celui de Woodstock qui marqua les esprits. Celui des 28, 29 et 30 août 1970 rassembla près de 600 000 spectateurs avec les prestations mémorables de Miles Davis, les Who et bien sûr Jimi Hendrix, qui joua, entre autres, All along the watchtower, Voodoo Child









# Posté le jeudi 10 juillet 2008 08:18

Le contexte sociologique

Le contexte sociologique
Les hippies: Nés du baby-boom, ils étaient les membres d'un mouvement de contre-culture de la fin des années 1960 qui avaient un style de vie marginal, communautaire ou nomade, empreint de non-violence (flower power), en désaccord avec les valeurs traditionnelles de la bourgeoisie, et fermement opposé à la guerre (peace and love), notamment la guerre du Vietnam. Des idées nouvelles comme l'écologie, le rejet des religions traditionnelles au profit du bouddhisme ou de l'hindouisme les caractérisaient. Ils se réclamaient aussi de nouveaux courants artistiques, comme le pop-art et la musique psychédélique. Le psychédélisme est une esthétique directement liée aux visions provoquées par l'acide (autre nom du LSD), légal jusqu'en 1967 aux USA.

Le Psychédélisme: Néologisme issu du grec (Psyche, âme, et delos, visible) qui signifie: révélateur de l'âme. Terme employé pour décrire un mouvement de la contre-culture apparu dans le milieu des années 1960. Il regroupe toutes les tentatives pour recréer de façon consciente les perceptions sensorielles distordues créées par l'ingestion de drogues hallucinogènes comme le LSD. Il s'applique donc principalement au domaine visuel et sonore: consulter cet article.

L'univers sonore psychédélique se caractérise par la profusion de solos improvisés et de nouvelles recherches sonores originales qui conduisent à des expériences particulières: sonorités exotiques venues d'Orient, mais aussi produites par l'arrivée de nouvelles techniques comme les premiers synthétiseurs, les pédales d'effets, l'usage d'effets inversés grâce aux bandes magnétiques lues à l'envers.
Dans If 6 was 9, on entend Jimi Hendrix jouer de la flûte indienne qu'il a achetée pour 2 shillings, des bruits de pas, divers registres et effets vocaux, et plusieurs solos.
Dans Purple Haze: son de la guitare saturé dès le début, usage de l'octavia dans le solo, divers registres et effets vocaux (delay et réverbération sur la voix, dialogue entre les deux voix mis en évidence par le panoramique - une voix à droite, l'autre à gauche -, sonorité étrange du mi aigu tenu dans la coda.
Dans Voodoo Child, usage de nombreux effets tant sur la guitare, notamment pendant les solos, et au mixage (panoramiques, réverbération, delay, etc...)

NB: Il ne faut bien sûr pas réduire la créativité de Jimi Hendrix à la prise de LSD et au psychédélisme. Hendrix a eu très jeune un goût prononcé pour la nature, la science-fiction, l'ésotérisme, et avait une vision exubérante et colorée du monde, qu'on retrouve dans ses premiers dessins: la célèbre Gibson psychedelic Flying V, à l'origine noire, décorée au vernis à ongles par Jimi Hendrix lui-même.



# Posté le jeudi 10 juillet 2008 07:45

Modifié le jeudi 10 juillet 2008 07:57

Les effets sonores

Les effets sonores
Qui dit Hendrix, dit aussi effets acoustiques. Il en utilisait plusieurs qu'il maniait avec précision et justesse tant sur sa guitare, qu'au mixage en studio. La liste n'est pas exhaustive, mais en voici quelques exemples:

La “reverbération” permet de donner un effet d'espace au son et aide à tenir les notes en leur conférant une perception moins "sèche". La "reverb" simule une composante sonore qui résulte des réflexions du son sur les murs environnants d'une pièce. C'est donc un effet simulateur d'espace plus ou moins grand (de la chambre à la cathédrale) selon le nombre de réflexions sonores et le temps qu'elles mettent à parvenir à l'auditeur, lequel entend le signal direct ou "sec" et le son réverbéré. Le son direct atteint rapidement l'auditeur et le signal réverbéré est plus long. La réverbération est en général créée à partir d'un amalgame complexe d'échos plutôt appelés "réflexions", rendant l'effet homogène et diffus. Exemple sur la guitare dans Voodoo Child ou sur la voix pendant ce chorus de Purple Haze

le "delay": Souvent appelé écho, c'est un effet qui répète à intervalles réguliers le signal qu'on lui soumet. Le nombre et la fréquence des répétitions sont paramétrables. Selon les réglages, il peut faire office de simili réverb, ou permettre de bâtir un canevas rythmique complexe, ou plus simplement renforcer la présence d'un instrument, comme par exemple (ajouté à de la reverb) dans ce solo de All along the watchtower Autre exemple plus flagrant dans If 6 was 9

La "distorsion": D'abord uniquement réalisable par la saturation de l'amplification en mettant le volume à très haut niveau, ce qui causait bien des problèmes avec le voisinage, puis avec un boîtier commutable avec le pied, la "fuzz face", la distorsion est un des éléments clé de l'amplification de la guitare électrique. Elle appuie la dynamique du jeu tout en lui donnant un son saturé et agressif. La "fuzz" (effet de type overdrive avec renforcement de fréquences extrêmes graves et aigues) a été réalisée spécialement pour Jimi Hendrix par Roger Mayer, un ingénieur au service de la Royal Navy. EX: intro de Purple Haze

Le “wah-wah” (pédale de contrôle du filtre grave-aigu). Elle permet un contrôle subtil de la tonalité de la note que l'on est en train de jouer. Elle permet des effets rythmiques en l'actionnant selon un rythme correspondant au morceau. Exemple : revoir la page d'accueil du site avec mise en action de la pédale wah-wah dans un solo de "All along the watchtower". Autre exemple: le début de Voodoo Child

L'effet "octavia" : pédale qui permet de doubler à l'octave inférieure ou supérieure toute note jouée. Cet effet a été inventé en 1967 par l'électronicien Roger Mayer pour Hendrix. Il s'agit d'une distorsion qui amplifie considérablement les premiers harmoniques du spectre, en particulier l'octave. Lors de l'enregistrement de "Purple Haze", Roger Mayer ajoute l'octavia au solo saturé de guitare
La pédale "Uni Vibe" : Technologie acquise quelques jours avant le festival de Woodstock qui donne à son interprétation de "Star spangled banner" les sonorités riches et vibrantes
Le “larsen” ou "feedback": Lorsque le son de l'amplification est repris par les micros de la guitare, il se retransmet à l'amplificateur et crée une boucle sonore dont l'effet est un (ou plusieurs) sifflement(s). Cet effet peut être contrôlé suivant l'angle et la distance entre la guitare et l'amplificateur, et suivant la (les) note(s) qu'on joue. EX : Foxy Lady à 0'07
Le "phasing": Réinjection du signal avec variation de phase. Effet obtenu en superposant un même signal et en le décalant de quelques millisecondes. L'effet du déphasage amplifie certaines fréquences alors que d'autres s'annulent, donnant l'impression d'un son tournant. Le phasing est utilisé notamment par les pianistes, bassiste et guitaristes

Le "panoramique": effet stéréophonique utilisé plutôt en fin de mixage en studio qui permet de contrôler la position du son entre le haut-parleur gauche et le haut-parleur droit. Doublé d'un effet de phase, on obtient un espace sonore en 3 dimensions: le son peut sembler aller de gauche à droite, devant derrière, au dessus ou au dessous de l'auditeur. Exemple de son à écouter, de préférence au casque C'est cet effet stéréophonique, voire tridimensionnel que Jimi Hendrix recherche dans Voodoo Child


En concert, Hendrix amplifie sa guitare d'un mur d'amplificateurs Marshall surpuissants qu'il multiplie, allant jusqu'à 3 têtes d'amplis et 6 enceintes de haut-parleurs. Cette violence sonore, inédite à l'époque, a contribué à forger le mythe d'un musicien sauvage.

En studio, il passe aussi derrière la console qu'il considère comme un instrument de composition à part entière et sait parfaitement traduire aux ingénieurs du son les effets qu'il veut obtenir (une qualité rare chez les musiciens à l'époque). En conséquence, plus les morceaux s'enrichissent d'effets en studio, plus les limites du trio en concert se font sentir. Et, à l'exception de "Spanish Castle Magic" et "Little Wing", la plupart des morceaux de l'album Axis ne donneront jamais lieu à des interprétations sur scène. Par exemple, Castles Made Of Sand ne sera jamais jouée en public: le morceau est en effet parsemé de prises de sons de guitare jouées à l'envers.



# Posté le mardi 08 juillet 2008 10:03

Modifié le mardi 08 juillet 2008 10:15

Les guitares

Les guitares
Son premier instrument de musique est un harmonica qu'il obtient à l'age de 4 ans... mais il s'en lassera vite, préférant jouer au guitariste avec un balai des heures dans sa chambre. Son père lui offre donc un petit Ukulele avec une corde

Puis à force de voir un ami de son père venir jouer aux cartes et apporter sa vieille guitare acoustique, Jimi veut lui aussi en avoir une. Son père lui achète donc une guitare à 5$ avec laquelle il pourra faire ses armes plus sérieusement. Rapidement Jimi s'aperçoit que c'est plus naturel pour lui de jouer en gaucher, et il inverse donc les cordes pour être à l'aise.

Mais ce qui l'intéresse beaucoup, c'est l'électrique, l'électronique !!
En 1959, son père cède et décide de lui acheter sa première guitare électrique, et Jimi peut maintenant jouer sur une Supro Ozark blanche... mais comme il n'en a pas les moyens, il ne peut pas acheter d'ampli pour sa guitare...

Il jouera avec jusqu'en 1960 où elle est volée après un concert avec les Rocking Kings.

Son père lui rachète une Danelectro Silverstone bronze . Jimi la repeint en rouge et lui donne le nom de Betty Jean (sa petite amie de l'époque). Pendant son passage à l'US Army, il joua sur une Kay, puis une Eko, et se décide finalement à écrire à son père pour qu'il lui renvoie sa Danelectro.

En 1962, il l'échange à Clarksville contre Epiphone Wilshire à 2 micros.


En 1964, il joue sur sa première Fender, une Duo-Sonic, qu'il touche avec les Isley Brothers. Quand il joue avec Little Richard et les Upsetters en 1965, il l'échange contre une Jazzman sunburst (année 1959). Il achetera une seconde Jazzman (année 1965, L84620) le 28 mars 1968 qu'il utilisera pour 2 concerts. En jouant aux côtés de King Curtis, il choisit une Telecaster.

C'est avec son groupe "Jimmy James & The Blueflames" qu'il joue sur une Stratocaster en 1966 (offerte par Carol Shiroky au Manny's Musical Instrument à New-York)... et depuis, on peut croire qu'il s'en est greffé une ! Préférant les touches palissandres (noires) au début, il préfèrera finalement les modèles tout en érable.

Finalement, en 1970, il s'attacha un peu plus particulièrement à une strat noire, sa "Black Beauty". Celle qu'il préférait utiliser pour aller jammer ou pour jouer à l'hôtel dans sa chambre. C'est d'ailleurs la dernière guitare sur laquelle il a joué. Après sa mort, Monika Danneman, fit garder cette guitare en "état". Elle est maintenant une véritable relique, étant la seule guitare de Jimi qui n'a jamais été jouée depuis sa disparition ! Après le suicide de Monika, la strat est "gérée" par Uli Jon Roth (ancien guitariste de Scorpions) et gardée dans un coffre...


Meme simplement dans la façon de porter la guitare, Jimi était déjà sur une autre planète : il jouait avec une guitare de droitier qu'il inversait vu qu'il était gaucher, idem pour les cordes. Il y avait un grand avantage à cette inversion : la tige du vibrato était beaucoup plus facilement accessible (il la tordait manuellement pour l'avoir plus près des cordes), ainsi que le sélecteur de micro, les boutons de volume et de tonalité. Evidemment le chanfrein pour le ventre ne servait plus à rien, mais Jimi jouait rarement assis en concert ;o)
Un autre avantage, les cordes aigues se retrouvent plus près du sillet (tête du manche où passent les cordes avant d'aller dans les mécaniques) et donc elles devenaient plus faciles à tirer. Les basses, elles devenaient plus tendues et favorisaient les harmoniques. Il fit aussi modifier le sélecteur 3 positions afin d'obtenir 5 vraies positions avec les 3 micros, obtenant ainsi les positions intermédiaires au timbre si particulier (ex: dans Little Wing).

Il y avait juste un petit défaut, les micros de la strat étaient beaucoup moins adaptés à la distorsion que ceux des Les Paul par exemple. Mais ce problème fut vite résolu en ajoutant une pédale fuzz-Box.


Jimi possédait de nombreux autres modèles, en plus des Fender Stratocaster.
Une Mosrite double-manche, une Gretsch Corvette 67, une Guild Starfire, une Les Paul 55, une SG Custom 68, et 3 Gibson Flying V.


Durant ses dernières années, la Flying V devient une de ses préférées. On la voit pendant la tournée Cry of Love, pour le Festival de l'Isle de Wight. Elle trône toujours au Hard Rock Café de Londres.. estimée à 275.000£ !! ...

Pour revenir aux guitares, il ne faut pas oublier les guitares acoustiques, une Martin D-45, une Gibson Dove, et une Guild 12 cordes entre autres

# Posté le mardi 08 juillet 2008 09:38